L'étoile montante Oceana souhaite être la voix des jeunes femmes dans le rugby.

Nous avons parlé à la Jeune Inarrêtable de 18 ans, de sa vie dans le rugby, du fait que Kendra Cocksedge était une grande fan et de la raison pour laquelle elle pense que davantage de femmes et de filles devraient pratiquer ce sport.

L'excitation qu'a ressentie Oceana en étant désignée pour devenir une Jeune Inarrêtable n'a été surpassée que par l'admiration suscitée par l'identité de la personne qui lui a annoncé la nouvelle.

Oceana et ses parents, Pepi et Ricky, ont reçu un e-mail au début de l'année pour expliquer comment la jeune étudiante avait été sélectionnée comme représentante de la Nouvelle-Zélande dans la campagne.

Le courrier avait été envoyé par Kendra Cocksedge, légende des Black Ferns et double championne du monde de rugby, qui a révélé qu'elle avait été impressionnée par les réalisations de la jeune fille de 18 ans en tant que joueuse, entraîneur et ambassadrice du rugby féminin.

« J'ai dit : ‘Pardon ? Une Black Fern, l'une des meilleures joueuses du monde, m'envoie un e-mail comme ça, par hasard’ », raconte Oceana à World Rugby. 

« Elle m'a simplement dit qu'elle avait entendu mon nom plusieurs fois et qu'elle avait proposé que je participe. »

Encore en train de digérer le contenu de l'e-mail, Oceana ne s'attendait pas à ce qui s'est passé ensuite lorsque son téléphone a vibré avec une notification.

« C'était fou, et la minute suivante, je vois une demande de suivi sur mon Instagram et j'ai presque perdu connaissance », ajoute-t-elle. 

« Je me disais 'je ne suis pas préparée à ça'. L'envoi d'e-mails, ça allait encore, j'étais très excitée, mais une fois que j'ai eu le follow Instagram, je me suis dit 'oh non, c'est le top !' »

Une tradition familiale

Comme Kendra Cocksedge, Oceana a commencé à jouer au rugby dans sa jeune enfance, ayant grandi dans une famille dont le lien avec le sport remonte à plusieurs générations.

Ses parents lui ont fait découvrir le rugby alors qu'elle n'avait que quatre ans, et bien qu'elle ait été initialement sceptique en raison du froid, Oceana est « tombée amoureuse » presque instantanément.

« Ma famille a une grande influence sur moi en ce qui concerne le rugby, car elle m'a donné ce petit coup de pouce pour aller de l'avant », dit-elle. 

« Après mon premier match, l'entraîneur m'a nommée joueuse du jour parce que j'ai marqué un essai, j'ai fait une feinte et j'ai adoré le rugby à partir de là.

« C'était tellement excitant et incroyable. »

Oceana était la seule fille de son équipe, mais elle a constaté que le genre n'était pas un souci à partir du moment où les joueurs franchissaient la ligne.

« Au coup de sifflet, les garçons m’ont passé le ballon et tout le monde était impliqué, la même camaraderie que dans la plupart des équipes », dit-elle. 

« C'était juste le plaisir de faire partie d'une équipe et d'une famille, et le plaisir de courir partout et de marquer un essai. »

Ce sentiment de solidarité est resté important pour Oceana, qui a évolué en tant que joueuse et entraîneure au cours des 14 années qui ont suivi.

« Chaque sport a sa propre culture », explique Oceana, qui joue également au basket, au volley et au touch. « Mais parmi toutes les équipes de rugby dans lesquelles j'ai joué, à chaque fois, c'était comme une famille.

« Le rugby n'est pas seulement un jeu, il y a aussi des choses en dehors du terrain et je pense que c'est l'attention qui découle du rugby. 

« De plus, les amis que vous vous faites sont des amis pour la vie. Le rugby crée une camaraderie que les autres sports ne créent pas, parce que vous mettez littéralement votre corps en jeu avec les filles à vos côtés. »

Une voix pour les jeunes femmes dans le rugby

Sur le terrain, la jeune carrière d'Oceana est en pleine ascension. Elle a fait ses débuts en Farah Palmer Cup pour Otago Spirit en juillet, à l'âge de 17 ans, se mesurant à certaines des meilleures joueuses de Nouvelle-Zélande et donc du monde.

« C'était fou d'y arriver en tant qu'écolière, c'était un grand pas en avant par rapport aux moins de 18 ans », confie-t-elle. 

« C'était vraiment incroyable. J'ai eu la chance de jouer contre certaines des Black Ferns.

« Le savoir, l'expérience et les ressources que l'on m'a donnés pendant cette période ont été extraordinaires et m'ont définitivement fait vouloir et voir mon parcours plus clairement. J'ai bien l'intention de continuer à aller de l'avant. »

Oceana nourrit l'ambition de jouer au Super Rugby Aupiki et pour les Black Ferns à l'avenir, mais ses objectifs n'ont jamais été axés uniquement sur ses propres performances sportives.

Elle est depuis longtemps animée par le désir de donner à davantage de femmes les moyens de jouer au rugby et de ressentir les avantages de faire partie d'une équipe de rugby.

À la Otago Girls' High School, qui compte la médaillée d'or olympique Kelly Brazier parmi ses anciennes élèves, Oceana a été coordinatrice des élèves pour le rugby à sept.

Elle a également fait découvrir le rugby aux écoles locales et a travaillé avec New Zealand Rugby (NZR) en tant que représentante des collèges et lycées.

Ces expériences n'ont fait que renforcer la détermination d'Oceana à devenir la voix des jeunes femmes dans le rugby et à atteindre son objectif ultime de devenir un jour directrice générale de New Zealand Rugby.

« C'est certainement un rêve farfelu », rigole-t-elle. « Mais je cherche à rester impliquée dans la communauté du rugby après ma carrière de joueuse, donc ce serait vraiment cool de faire partie de ça. 

« C'est incroyable de faire partie de tous les conseils d'administration du rugby dont je fais partie en ce moment. Ça me permet de passer des portes et de comprendre comment les différentes réunions et communautés travaillent ensemble sur la scène du rugby féminin. 

« Le fait de siéger dans différents conseils d'administration avec des adultes m'aide à voir où le rugby va se situer dans les 10 à 20 prochaines années. Cela me donne donc une longueur d'avance sur l'idée de ce que je veux faire. »

Oceana franchira la prochaine étape du voyage qui, espère-t-elle, la mènera jusqu'aux bureaux de la NZR lorsqu'elle entreprendra un diplôme en sciences de l'exercice sportif à l'université d'Otago en 2022.

Cette année est une année chargée pour le rugby féminin, et la jeune fille de 18 ans pense que l'accueil de la Coupe du Monde de Rugby 2021 peut avoir un impact énorme sur la participation féminine en Nouvelle-Zélande.

« L'organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2021 par la Nouvelle-Zélande a un impact énorme sur la participation des femmes en Nouvelle-Zélande.

« Je pense que plus le rugby est exposé, plus les filles se disent : ‘Oh, c'est vraiment cool’.

« Et puis, quand elles entendent parler des contrats pour les filles et qu'elles savent qu'elles peuvent en plus gagner de l'argent en pratiquant ce sport, cela devient un facteur de motivation énorme dans l'esprit des filles. »

Dernière mise à jour : 21 avr. 2022 à 06:38:49
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